GC… c’est un peu louche, mais surtout efficace dans une conversation et ça évite en même temps de dire son nom, que ce soit par hypocrisie ou par respect pour sa personne. Il est rempli par de mauvaises décisions, c’est encore pire quand il se trouve dans un rôle de gestion. Son air sympathique qui fait de lui qu’on l’oublie. On l’oublie souvent parce qu’il ne fait rien, rien d’utile du moins, rien de concret, rien qui sert à l’équipe. Il est protégé par la diligence des gens qui l’entoure, mais qui le nomme par son petit nom… GC. Son habileté à ne pas se décider, à ne pas prendre position, le caractérise parmi la population corporative comme un champion. Il sait où mettre de l’énergie, dans le paraitre plutôt que dans l’être. Il étudie, beaucoup plus qu’il n’est capable d’appliquer à la réalité les concepts qu’il reçoit, qu’il perçoit. Il n’a aucune connaissance réelle de ce qu’il doit faire, il est réactif, il est défensif. Le monde agit contre lui, même s’il est sauvé par ceux qu’il croit sa perte, non par pitié, mais par respect pour l’entreprise dans laquelle ils se trouvent, par respect pour la hiérarchie, car on ne sait pas si vraiment son patron sait. La paranoïa l’habite simplement parce qu’il sait qu’il ne maitrise pas la situation, en tout temps. Il se perd sans effort dans de nouveaux concepts, il gère mal le changement. Il n’a pas de point de repère entre la réalité et ce qu’il a appris à l’école. Son absence ne se fait pas remarquer, sa présence fait ralentir ce qui se passe vraiment. Il a tendance à reculer devant l’inconnu à passer à un autre ce qu’il doit faire. Il n’est pas une mauvaise personne, simplement une personne dans une mauvaise chaise et crois par-dessus tout qu’il en mérite une autre, à la hauteur de ses capacités.

Points positifs:  Il ne nuit pas aux gens qui l’adorent. Il ne bouge pas devant l’inconnu et laisse les gens autour décider.

Points négatifs: Il requestionne les principes acceptés de tous, car il ne les comprend pas, ne s’intéresse pas, base son expertise sur ce qu’il a lu. Il ne sait pas lire entre les lignes.

GC… Gros Cave…

Le Pyromane

Publié: 6 décembre 2011 dans Kollègue

On reconnait le pyromane dans les compagnies par son aptitude à allumer des feux. Le problème dans ce sombre personnage est qu’il veut bien faire. C’est souvent un passionné, un être incapable de supporter la pression qu’il reçoit. Il prend comme des vérités les problèmes qu’on lui livre sur son bureau. La moindre complainte d’un collègue, voir d’une ressource qui travaille pour lui, sonne chez lui la panique. Son but c’est d’éteindre des feux, à l’inverse du pompier, il tente d’éteindre des feux qui n’existent à peu près jamais. Ce n’est souvent, ni un manque d’expérience, ni un manque de connaissance qui font bouger le pyromane, mais surtout l’incapacité première de gérer son stress. Qu’il s’agisse d’un client, d’un plus haut dirigeant, le pyromane devient aveugle et se met à foncer dans les murs à répétition au grand déplaisir de son équipe et des équipes avec qui il traite. La façon de ne pas gérer son stress correctement se manifeste par des coups de téléphone à répétition afin d’atteindre une personne qui pourrait travailler sur son « problème ». L’effet souvent en boucle de cet individu fait en sorte qu’une Compagnie se retrouve avec plusieurs ressources dans différents départements qui travail sur un même problème, mais qui ne savent pas ce que les autres font. Son but atteint, soit la monopolisation des ressources, il peut attendre que quelqu’un lui revienne. J’ai déjà vu jusqu’à trois ressources (dont deux d’une même équipe) travailler sur le feu qu’il avait allumé. Par son pouvoir de séducteur flamboyant, il réussit même à convaincre que SA demande devient LA priorité. Quand on a affaire pour la première fois à un pyromane, on ne s’en rend que rarement compte. Il arrive qu’un feu ne soit pas un feu, mais qu’un nuage de poussière, c’est pourquoi il faut porter attention aux répétitions, c’est à ce moment seulement qu’il pourra être démasquer. Il est facilement facile d’entrer dans un jeu, car comme dans Pierre et le loup, un jour ça brulera vraiment.

J’ai pris le temps de m’assoir avec ce genre d’individu. Gérant moi même une équipe, j’ai vu l’impact que ça avait sur mes ressources, voir sur moi. L’inefficacité de sa façon de rallier les troupes coûte très cher à une compagnie qui ne gère pas ce genre d’individu. Étant donné que ma tâche première n’est pas de le gérer lui, le seul truc que j’ai pu lui imposer c’est son approche avec mon équipe. Étant donné que les activités opérationnelles fonctionnent assez bien, l’accent à mettre était sur les « feux ». Je suis dorénavant son seul contact pour les feux. Lorsqu’il appelle, il doit avoir la problématique clair ainsi que ce qui a été fait pour valider que la problématique soit existante avec la même intensité qui lui donne. Lorsque cette validation est faite, je lui attribue une seule ressource qui s’occupera de son dossier, afin d’éviter l’éparpillement. Simplement le fait de lui demander de me contacter moi avec de l’information pertinente sur les problématiques à diminuer les « feux » d’environ 60%, le reste c’est souvent des fantaisies qu’on adresse à la pièce afin de ne plus les réentendre. Souvent, de le ramener au processus d’entreprise qui existe depuis des lunes et qui est simplement mis de côté quand le stress augmente. Le plus bel exemple était de me faire convoquer dans son bureau pour une grande problématique d’installation d’ordinateur, un problème qui est arrivé et qui est reparti de lui-même. Il voulait établir un mode de fonctionnement pour ne pas que toute son équipe travaille là-dessus si ce n’est pas dans ces responsabilités. Quand je lui ai demandé si l’incident nous avait été transféré aux fins d’analyse avec le logiciel que nous utilisons pour le suivi des billets, il ma bien sûr répondu que non. Une des plus courtes rencontres de mon existence.

On en a tous déjà entendu, des histoires d’horreur avec nos fournisseurs de service de télécommunication. Que ce soit cellulaire, télévision, internet, téléphone, on se passe le mot pour au moins rire des déboires car dans bien des cas, ce n’est pas drôle du tout.

J’ai aussi mon histoire, une histoire avec un fournisseur trois services tout compris, télé, internet ET Téléphone maison. Mais bon, je n’écoute plus la télé, de moins en moins, histoire de faire plus d’internet, d’ordinateur, de mots minute qui s’empilent les uns sur les autres. Juin, je décide donc de me couper l’herbe sous le pied mais surtout le câble dans la télé. Propriétaire d’un forfait vingt postes que je ne regarde pas, je veux changer cela pour un pas de forfait que je ne paie pas.

J’appelle donc, confiant que je vais sauver le montant que ça me coutait en télé et que j’allais avoir des heures de disponibilité à m’occuper de mon nombril partiellement plus souvent et de façon plus constructive, la procrastination de nos jours, ça coute cher! J’explique mon cas au gars, je crois qu’il y a du gaz dans les téléphones qui nous endort un peu. Quand j’ai raccroché, j’avais plus mon forfait 20 mais un forfait télé de base, 20$ de moins mais toujours un paiement récurent. Bof, je m’en occuperai une autre fois.

Une autre fois, c’était le temps où septembre nous disait que notre télé allait être belle pour 100$ dans un transcodeur numérique-analogique et pas de frais mensuels. La bonne idée que je me suis dit gentiment, mais je n’ai pas bougé, j’ai attendu de recevoir une lettre qui m’appelait Monsieur et qui se résultait par une augmentation de 4$ par mois (2$-télé et 2$-internet). Me voilà donc décidé, j’appelle au service à la clientèle!

MOI- Allo, je veux couper ma télé.
AUTRE- Avez-vous une scie?
MOI- Ahahaha! Je veux annuler.
AUTRE- Ok pourquoi?
MOI- Je l’écoute pas et si je veux l’écouter j’ai internet ou je m’achèterai une boite magique.
AUTRE – Mais la boite donne deux postes.
MOI- Pas vrai ma mère en a 6.
AUTRE- Mais la mienne est plus forte que la tienne.
MOI- Pas grave je veux couper.
AUTRE – Je vous transfert à quelqu’un qui saura vous convaincre de pas couper.
MOI- D’accord.

MOI- Allo, je veux couper ma télé.
AUTRE- Avez-vous besoin d’aide, c’est pourquoi?
MOI- Ben, je l’écoute pas et vous m’augmentez de 4$ par mois, en fait vous faites ça chaque année.
AUTRE- C’est bien vrai, mais en 8 ans c’est la première fois que vous nous le dites, vous rendez vous compte, c’est 32$ d’augmentation qu’on vous a imposé pendant que vous dormiez au gaz.
MOI- Et bien, je suppose que… Merci!
AUTRE- De rien, donc vous vouliez annuler votre service?
MOI- Oui.
AUTRE- Et si je vous dis que je vous hypnotise pour 4$ vous restez avec nous?
MOI- Y a des chances.
AUTRE- Bouger pas.
MOI- …
AUTRE- Bon, j’espère que vous avez bien dormi, je vous propose ceci: 4$ de rabais sur votre facture applicable maintenant, donc pendant 2 mois vous allez sauver 4$ et quand le 4$ d’augmentation va arriver, vous allez retomber à ce que vous étiez avant d’appeler.
MOI- Donc à plus 32$ de plus depuis 8 ans?
AUTRE- Exact!
MOI- Ben… Ça me semble honnête, merci!
AUTRE- Bonne journée!

Et là je raccroche en me rendant pas compte qu’en 30 min au téléphone, il c’est en fait pas passé grand-chose, sinon le fait que j’aurai pas l’augmentation et que je vais sauver 8$. Célébrons, la société m’endort vraiment. Mais vous savez, la vie passe et je crois qu’elle m’a lancé un signe. Le 26 Novembre, mon récepteur télé a rendu l’âme, mort, dead, capoute. Pas le temps d’appeler, j’écoute des séries télé sur Netflix. Dimanche 27, troisième appel à la compagnie (Je la nomme pas parce que vous avez déjà deviné, peut-être le nom, mais surtout le fait qu’elles sont toutes pareilles). Ce coup-ci, service technique.

MOI- Bonjour, mon receiver (je me souvenais plus comment il se nommait) est mort
AUTRE- Récepteur? Vous avez tenté de le brancher débrancher?
MOI- Oui, deux fois, des deux côtés, ça rien changé, la lumière ne veut plus allumée.
AUTRE- Elle allumait avant?
MOI- (…) Oui
AUTRE- Bon alors, votre récepteur est mort. On pourrait envoyer un technicien gratuitement qui vous dirait la même chose et tenterait de vous subtiliser habillement entre 30$-100$ pour un nouveau, qu’en dites-vous?
MOI- Je commence à avoir mal de me faire avoir. J’aimerais annuler mon service.
AUTRE- Pas de problème, je vous transfert à ma collègue qui s’y connait mieux que moi en manipulation.
MOI- Merci!

AUTRE- Je vous laisse avec ma collègue. (changement de voix) Bonjour monsieur, vous voulez annuler votre télé?
MOI- C’est ça
AUTRE- Et ce parce que votre terminal est brisé?
MOI- C’est ça
AUTRE- Mais un nouveau terminal peut vous couter seulement 30$
MOI- Et une mensualité de 30$/mois qui augmente de 2$ par an.
AUTRE- Vous allez regarder quoi?
MOI- Je vais m’acheter une boite magique si je veux la regarder, sinon j’ai internet.
AUTRE- Mais la boite magique on pogne…
MOI- Vas pas là
AUTRE- D’accord, je vais devoir vous transférer à un collègue
[J’ai remarqué un truc, le 3e transfert c’est le plus payant, ils ont comme un détecteur de « ça y est, on est en train de le perdre »]

AUTRE- Bonjour ici Ugo, vous voulez annuler votre forfait télé?
MOI- Bonjour Ugo, oui je veux arrêter d’écouter la télé, en fait arrêter de payer pour la télé que je n’écoute pas.
AUTRE- Hmm, ok, vous voulez allez vers la boite…
MOI- Vas pas là
AUTRE- Je vois que vous êtes un bon client, que vous payez en silence les 4$ qu’on ajoute sur votre facture chaque année, que ça fait plus de 8 ans que vous êtes avec nous. Vous avez des points de fidélité que je pourrais surement transformer et appliquer à quelque chose qui ferait surement votre affaire, vous voulez m’attendre, il y aura pas de musique mais il va y avoir un petit gaz, rester près du téléphone.
MOI- D’accord!
AUTRE- Bon, alors, comme vous êtes un bon client, vous allez pouvoir bénéficier d’un nouveau récepteur télé gratuit, d’une réduction de 12$/mois pour une période de 12 mois.
MOI- Pis après le 12 mois, je continue à me faire avoir?
AUTRE- Exact!
MOI- Wow, vous êtes vraiment sympathique, donc 9$ au lieu de 21$ par mois, un récepteur gratuit et le gaz en extra?
AUTRE- Tout ça oui, vous êtes un bon client. Et si vous coupez la télé vous allez perdre un rabais de 3$ donc ça vous revient vraiment pas cher.
MOI- Intéressante… Mais je coupe la télé, merci. Vous pouvez réattribuer mes points bon client sur mes deux autres services.
AUTRE- On ne peut pas, c’était juste si vous gardiez la télé.
MOI- C’est bon coupe.
(je ris un peu fort pendant qu’il s’exécute)
AUTRE- Qu’est-ce qu’il y a monsieur?
MOI- Je trouvais ça drôle d’être un bon client seulement parce que je voulais quitter. C’est bien comment les grosses corporations agissent avec leur clients.
AUTRE- Vous savez monsieur, les clients se plaignent parce qu’il y a juste les nouveaux clients qui profitent des rabais, mais ce n’est pas vrai.
MOI- Effectivement, il y a aussi ceux qui veulent quitter.
AUTRE- Mais vous savez c’est comme ça partout!
MOI- C’est justement pas une raison, j’ai jamais personne qui m’a offert de cadeau parce que j’étais un bon client. Et je suis juste un bon client parce que je suis en train de vous lâcher pour 21$/mois + 2$ additionnel par mois par année…
AUTRE- Ça sera pas très long
MOI- Effectivement ça sera pas long, je viens de me décider de couper aussi mon service téléphone maison, mais je vais attendre un peu, c’est trop plaisant faire affaire avec vous. Et je ne dis pas vous à toi là Ugo, t’es bien sympathique, je disais ça pour les grosses compagnies en arrière.
AUTRE- C’est fait monsieur!
MOI- Merci, je ne verrai pas plus de différence qu’avant d’appeler.

Comme quoi, quand on prend une vraie décision, le gaz a un effet de l’autre coté. Et ça c’est vraiment passé, le dialogue des commis a été un peu modifier pour le protection, car sinon ils auraient été plates. Les faits sont par contre véridiques, montant d’argent, tactique pour me garder, les transferts d’appel… Comme quoi si on prend le temps on peut sauver beaucoup d’argent seulement en menaçant sérieusement qu’on veut quitter.

Il est où le problème

Publié: 17 octobre 2010 dans Service non Kompris

Bon, ça me tente de chialer sur les gens qui chialent, pas tous, ceux qui se trouvent devant moi, deux filles, dans resto, elles travaillent ici. Je suis là à les entendre quand chacun des mots casse d’une façon ridicule. La dernière phrase était « Moi j’aime pas ça chialer! » et ça fait 30 minutes que son mâche patate se fait aller. Rewind dans ma tête, je rentre, je m’assoie, on me sert un café. Ça fait 20 minutes que je suis là, la tasse vide et le manque de caféine me rendent encore plus être impatient. Maintenant moins dix minutes, « Je comprends pas, ici c’est mort le dimanche matin, parait que tous les gens vont au McDo parce que le café est pas cher! », la serveuse de lancer. Et elles parlent des problèmes potentiels ou des causes probables de ce néant autour de moi, je suis vraiment seul dans ce resto. Pourtant, 80 places se trouvent disponibles, mais tout est vide, sinon un cuisinier, une videuse de table, une serveuse, un client. Ah oui j’oubliais aussi…. une tasse toujours aussi vide.

Il est où le service dans les places tenues par des jeunes? Où les jeunes proprios se fendent corps et âme pour arriver à leur fin. Qui montre à ses jeunes filles sans expérience, la finesse du service à la clientèle? Je crois qu’il n’y a personne, on se retrouve là, et ça fonctionne comme ça peut. Ça a l’avantage d’être un endroit tranquille, le désavantage du confort et de l’envie d’y retourner, car le service laisse a désiré. On peut écouter la vie des gens qui travaillent dans cet endroit, mais on ne peut avoir de café. Plus ça va, plus les clients réguliers fuient le matin. « C’est ta première fois! », un nouveau client en fait la preuve, pas grave, il ne reviendra pas. Ces petits endroits parfois confortables disparaissent un à un. On ne se sent plus chez nous nulle part. En fait, c’est très injuste pour ceux qui font la tâche de bien nous servir. Au Faste Fou Montréal, attendez-vous à être bien accueilli, pour la suite des événements, le matin laisse à désirer, il y eu à l’époque, du service de qualité, maintenant, si une des serveuses qui se démarque n’est pas là, vous êtes mal en point. Pourquoi j’y retourne, parce que le non-service fait en sorte que le resto est vide. Par contre, l’Enchanteur sur Henri-Julien, le service quasi impeccable malgré l’achalandage du samedi ou du dimanche, au choix, on peut pas trop penser rester là à écrire pendant 4 heures. L’équilibre n’est pas nécessairement facile à trouver. Au niveau nourriture, ça finit par se ressembler d’un endroit à l’autre. Moi, je préfère avec service, car c’est un peu pour ça que je ne reste pas chez moi.

Quarante minutes plus tard, ma tasse est maintenant pleine, je suis allé me servir moi même.

Déjeuner en paix

Publié: 2 octobre 2010 dans Service non Kompris

J’aime ce petit resto où je peux passer des heures à me perdre dans mes pensées, mes écritures et les lectures des blogueurs que je parcours. Aujourd’hui, je n’y suis pas, en fait je n’y suis plus, car ce petit matin tranquille c’est transformé en cauchemar. Même banquette, même laptop, mais cette ambiance un peu à côté de ce qu’est un samedi matin. Je crois que je suis peut-être sensible à la musique, mais la dame à côté de moi ne fait que confirmer, sans que je lui demande, que c’est agressant. Au troisième café, ne voyant que je ne peux ni lire, ni écrire, je lui passe le message « Salut, est-ce possible d’avoir de la musique de samedi matin ou de baisser le son au moins? » je trouve que le Red Hot Chili Pepper le matin, ça pique sur mes toasts. Elle dit que ce n’est pas de sa faute, que c’est son patron qui a changé sa playlist, rien à foutre, ça m’agresse! Elle s’exécute tout de même d’un skip habile et d’une dextérité qui ferait passé n’importe quel bouton de volume d’un 8 à un 7. Je perds le fil un peu dans mes lectures, l’écriture est vaine avec toutes ces distractions. Comme si ce n’était pas assez, elle se met à chialer après la madame sympathique à qui on ne confie que l’installation et la désinstallation des tables et de leur contenu. « Ch’te l’ai dit 3 fois qu’ils allaient être 10 pas 8 », fuck bouge ton cul pis colle une table au lieu de perdre ton temps à faire vibrer tes cordes vocales de travers, tu sonnes faux. J’en peux donc plus, mais j’ai faim, je commande donc pour partir au plus vite. Je reçois un oeuf en moins, du pain de la mauvaise couleur, je respire, je me ferme, je mange, je veux m’en allez avant d’y lancer ma tasse de café par la tête. Je me dis, bon moins de cholestérol et plus de fibre ne me fera pas de mal, même si quand tu paies, tu souhaites un minimum de respect pour ta commande étant donné qu’elle ne semblait pas en avoir pour moi. Je termine, j’emballe tout, je vais payer je crois pas que c’est ici que je trouverai la paix et l’ambiance pour écrire, la maison sera plus propice. Ça coûte 8,36 $ je lui donne 8,36, « Mais le pourboire n’est pas inclus », me dit-elle, « Le service non plus » de lui répondre en quittant le sourire aux lèvres.

Klan n. m.: Groupe fermé de personnes ayant des idées spécifiques (Réf.:www.le-dictionnaire.com)

Depuis le début des temps, les hommes et les femmes se rassemblent pour survivre. L’évolution n’a pas beaucoup fait changer les choses. L’homme qui a passé de la grotte à l’immeuble à bureau à toujours ce même besoin de se regrouper, mais sa survie en milieu korporatif n’a plus rien à voir avec la chasse au mammouth.

Ma première expérience de travail pour une grande korporation c’est fait il y a plusieurs années et où j’ai pu constaté ce phénomène de société encore bien existant. J’arrivais après avoir occupé des emplois durant les dix dernières années dans des kompagnies ne comportant que trois employés où moins. Le travail en solitaire me laissa plutôt non préparé à ce qui m’attendait. Donc dix années à n’avoir qu’à gérer mon carré de sable, ma pelle et mon seau, personne pour écraser mon château. Cette nouvelle boite pour laquelle je travaillais ne comprenait seulement qu’une douzaine d’employés bien tassé, le phénomène du klan sait fait sentir rapidement. Mon arrivé c’est fait comme j’en étais capable, de nature timide, j’aime bien regarder comment les gens se comportent dans un milieu qui n’est pas le mien. Bien que les vidéos club faisaient partie de mon passé, cette entrée avec autant d’employés était tout à fait nouvelle pour moi. Des quarts de travail où on pouvait être jusqu’à cinq sur le plancher et un minimum de deux dans les heures les moins achalandées. C’est sur ma branche que je détectai pour la première fois cette notion qui s’accrochait au travail que je ne connaissais pas, Le Klan.

Tout ça c’est manifesté de plusieurs façon, j’ai vu des renards au langage mal léché tenté de me subtiliser le moindre détail de mon existence en me flattant dans le sens de la plume pour en savoir plus que mon allure et qui n’attendrait que j’aie le bec tourné pour me faire une morsure. Puis il y eu les pies bavardes, celle qui veulent à tout pris tout dire sur tout le monde, car elles savent tout sur tout et on une opinion, la bonne à leur avis, sur tout ce qui se passe dans les parages. Le coq, à qui l’attention de tous était importante et ne tolèrerait pas l’entré une personne qui pourrait faire détourner le regard de ceux qui l’entoure qu’une seconde. Les fouines, les poules et les moutons ne font qu’effleurer ceux qui se trouvaient autour de moi. Mon habitude de voler en solitaire fut déstabilisée, comme du plomb dans l’aile, mon confort fut tout à coup bouleversé par tant de nouveauté. En peu de temps, si on est un peu patient, on peut voir se former les klans de tout côté. Ils étaient là avant mon arrivée, où pouvais-je alors me loger. Comme dans ces fratries d’universités, de collèges, on finit par se demander à qui l’on appartient.

Le choix de la fratrie n’est pas une mince affaire. Dès mon arrivée, j’ai bien compris que dans beaucoup de cas, ce n’est pas les individus qui avaient le choix, mais la masse qui pour eux décida. Les poules suivent le coq, par simple admiration de son chant, les moutons suivent les loups, espérant ne pas se faire dévorer, les fouines… fouines espérant faire leur place quelque part. Ces mouvements se font rapidement, quand je suis arrivé, nous étions trois à débarquer. Un mouton, un loup et moi sur ma branche qui n’arrivait pas à faire un choix. Devais-je faire un choix? Les mois qui passaient m’indiquèrent que je n’en avais pas besoin. Habitué à une besogne solitaire, mes tâches étaient faites comme ils se devaient et je ne sentais nullement le besoin d’appartenance. J’appartenais à un tout qui n’était pas klandestin. Je me mêlais aussi bien aux poules qu’aux moutons, faisait paire à la fois avec le loup et le coq. Mon implication n’était jamais plus, que le collègue léger sans passé qui ne faisait que passé. Je ne compris pas encore l’ampleur du klan, n’ayant jamais joint ce dernier, il me donnait l’allure simple de groupe social distinct sans pouvoir concret. D’un klan à l’autre on parlait de l’autre klan bien souvent, rien de vraiment important.

Effectivement, je ne faisais que passer. Un an plus tard je quittais cette vidéothèque pour me retrouver dans un empire un peu plus gros, un empire tout de papier et de bureau meubler. Je me retrouvais maintenant dans la quincaillerie des gens qui ont un « emploi de bureau », et ce, avec maintenant avec plus d’une trentaine de comparses éparses dans des allées dispersées qui passaient leur journée à crier « Puis-je peux vous aider? ». Là, même phénomène, c’est donc du pareil au même à une exception près que je n’avais pas connu avant, l’effet multichef. L’effet multichef j’en parlerai plus tard, mais simplement pour exprimer la différence pour ce texte, l’effet est simplement d’avoir plusieurs chefs sur un même toit, plusieurs gouvernes, un seul gouverneur général, mais des gens qui l’assiste et qui ne font qu’accentué l’effet de klan. Donc, en plus de la trentaine passé d’individus qui me servaient de collègue, il y avait aussi, les cinq êtres suprêmes que tous vénéraient, qui n’était en fait qu’une pyramide à base carrée. L’effet klan est plus grand quand il y a plus de gens. On trouve des groupes plus gros, plus distinct aussi. Comme dans tout règne animal, se regrouper pour mieux régner, pour mieux jaser de ce qui cloche, pour se nourrir de ce qui se détache du haut. Parfois on se prend pour le haut où on le suit de près. L’effet absent de mon boulot précédent était l’absence de multichef. Plus les chefs augmentent, plus la mission du grand-chef est compromise s’il ne sait par quel sentier passé et comment entrainer ces troupes vers un point donné, la terre ferme. Dans ces petites entreprises, le défi de taille du chef est de garder son monde le plus longtemps possible, sans trop impacter les revenus qui affecteraient le tout puissant toujours au dessus d’eux.

Transposé à la nature humaine, on pourrait dire qu’il y a les rebelles, les insatisfaits, les suiveux de patron, ceux qui savent tout, ceux qui ne font rien, ceux qui travaillent pour deux et ceux qui ne veulent que faire de leur mieux. Toutes ces belles gens se regroupent, s’attroupent pour la même mission, avancer à leur façon en choisissant différentes directions. Et la direction, ne sait pas toujours naviguer au travers des employés qui travaillent pour eux, donc ne sait pas vraiment ce qui se passe sur leur territoire. À petite échelle, l’impact est quand même peu perceptible. On remarque du mécontentement de certain gens, qui finissent par ce pousser ou se taire, les grands rayons, c’est pas l’endroit où on reste longtemps en général. Seuls les multichefs atteignent un niveau supérieur qu’ils nommeront carrière. Un minime pourcentage de gens y parvient, peu importe la sphère alors je leur dis simplement bravo.

L’effet klan en petit nombre à peu d’impact, il fait ralentir la mission de la korporation, la raison en est bien simple, le roulement de personnel est plutôt grand, les gens y restent bien souvent de six mois à deux ans. Les chefs et sous-chefs n’ont souvent pas le temps d’agir avant que le mal soit fait et pas le temps de réagir après. Ils ne verront que trop tard le voleur ou le saboteur, car ils auront fait confiance à celui qui savait tout, à celui qui travaillait pour deux, en fait à tous ceux qui ne travaillaient que pour leur propre profit. Le klan regroupant des gens des idées spécifiques n’est souvent pas le genre d’idée que la Korp aurait souhaité. Dans les petites entreprises de détail, les klans finissent souvent par se briser d’eux-mêmes. La formation est souvent plus adéquate dans ce genre d’entreprise, car Mr. Korp tient à ce que ses coffres soient toujours pleins et il le sait et agit en conséquence d’avoir un support minimum requis. Mais Korp Senior, la moyenne et la grande échelle, a-t’il les reins assez solides pour comprendre ce que le klan à comme impact sur lui?

À suivre…

Well… Hell… com

Publié: 25 septembre 2010 dans Kommencement

Dépotoir de déboires de ce qu’est le monde dans ce que l’on vit. Déchets gras d’une société de silences et d’endormis. Résultat de l’ingérence dans un monde de paresseux ou ceux qui travaillent le font souvent pour deux. De l’incompétence pure et dure livrée sur un plateau d’argent. De l’argent que l’on dépense souvent pour rien, pour être en mesure que le travail soit fait, bien souvent en double. Du monde du service à la clientèle à celui de la gestion, de mots simplement pour démontrer que rien ne se passe vraiment. La société en mouvement est bien souvent plus statique que l’on pense, de peur de changer, de peur d’avancer, car lorsqu’on avance on peut tomber. Tomber et ne pas apprendre à ce relever, quelle honte. Des incompris aux incompétents, ça ne reste que ma vision d’une infime partie de la société, une partie parce que je compte soulignés aussi les bons coups, les rares, ceux au cul, ceux qui ont été manqués, ceux qui devraient encore pouvoir ce donner. Ceux que l’on devrait se donner, à nous même, pour voir les choses bougées. Le collectif est bien souvent la source de ce qui fera avancer les choses. J’expose mes aventures individuelles, n’avez-vous pas vécu les mêmes?

J’enlèverai la subtilité de Lafontaine pour simplement encrer ce papier électronique de critiques de ce qu’est le monde que je fréquente, le même que le vôtre. Je resterai loin de la subtilité, loin de la délicatesse et des bonnes manières. J’irai simplement exprimer ce qui brime le bonheur que j’ai à travailler.

J’aime travailler. Je sais pourquoi je le fais, parce que c’est comme un jeu, parce que j’ai besoin d’un revenu, mais ça ne reste qu’un jeu. Rien de plus. Le jour où je serai mort, personne ne saura vraiment s’il a eu du plaisir à le faire. Moi oui. Ma mission travail est bien simple, on me donne un poste, je l’exécute selon l’information qu’on me donne, selon ce que l’on veut que je fasse au mieux de mes connaissances et cela en pensant à la globalité de la Korp, peu importe la Korp…, j’ai travaillé dans bien des domaines et j’ai toujours eu un plaisir immense à faire ce que je faisais. J’ai toujours beaucoup appris et j’évolue bien au sein de n’importe quelle compagnie, simplement pourquoi? J’aime ce que je fais, mes batailles sont toujours des petites victoires ou déceptions, mais jamais je ne recule devant ce que l’on me propose. Par-dessus tout ça, il y a le jeu, celui de tenter d’arriver à la mission donnée dans un temps raisonnable, et ce, sans marché sur la Korp. Tout ce que je veux faire, c’est en fonction de la machine, le monstre, celui que l’on ne comprend pas toujours.

Mon but ici… désosser le monstre, le regarder, le comprendre et en rire!